Saint-Malo au rythme des grandes marées
Mis à jour le 31 juillet 2026

La mer va-t-elle sauter ?
Vagues par-dessus la digue du Sillon : indice pour le 11–13 septembre 2026
Spectacle peu probable
Mer probablement calme sur la digue à cette date. La grande marée reste un beau spectacle à marée basse.
Ce qui motive cet indice
- Coefficient de marée102
- Houle (hauteur significative)0.8 m (NO)
- Période de houle4 s
- Vent29 km/h (NO)
Meilleur créneau de l’épisode : 11 septembre 2026. Indice calculé le 8 septembre 2026.
Estimation qualitative et heuristique, non garantie : la nature fait ce qu’elle veut. Prévisions houle et vent : Météo-France (Licence Ouverte).
Les prochaines grandes marées
- 11–13 septembre 2026102équinoxe d’automneéquinoxe
- 27–29 septembre 202699équinoxe d’automneéquinoxe
- 10–12 octobre 202695automne
Voir le calendrier complet des grandes marées
Dates et coefficients donnés à titre indicatif. Consultez toujours les horaires officiels du SHOM avant toute sortie sur l’estran. Horaires officiels des marées (SHOM) ↗
La carte des grandes marées et de la baie
Spots d’observation, lieux accessibles à marée basse, plages, patrimoine, escapades : tout est situé sur la carte interactive.
- Spots grandes marées
- À marée basse
- Plages
- Patrimoine & panoramas
- Malouinières & demeures
- Hébergements du guide
- Sécurité & vigilance
- Pratique & transports
- Escapades autour
Ouvrir la carte interactive114 lieux sur la carte
À Saint-Malo, le niveau de la mer varie de plus de douze mètres les jours de grand coefficient, l’un des marnages les plus forts d’Europe. À quelques heures d’intervalle, la même baie passe des vagues qui cognent la digue du Sillon à un estran découvert où l’on marche vers les îlots.
Les dates sont connues des années à l’avance. Ce guide rassemble ce que l’on vient chercher : les prochaines grandes marées et leurs coefficients, l’indice « mer qui saute », les rendez-vous de l’année saison par saison, les événements de la baie, la carte des lieux à voir et, pour finir, où dormir si vous venez pour le spectacle.
Coefficient, grande marée : les bases
La marée monte et descend deux fois par jour. Son ampleur se mesure au coefficient, sur une échelle de 20 à 120. En dessous de 70, la mer reste sage. À partir de 90, on parle de grande marée. Au-dessus de 100, Saint-Malo change de visage : la pleine mer vient lécher le haut de la digue, la basse mer découvre des centaines de mètres d’estran et le Grand Bé se rejoint à pied sec.
Douze mètres de marnage, c’est la hauteur d’un immeuble de quatre étages entre la pleine et la basse mer. Le rythme, lui, ne varie jamais : six heures environ de montée, six heures de descente, et un décalage d’une cinquantaine de minutes d’un jour sur l’autre, d’où l’importance de vérifier les horaires chaque jour.
Les plus forts coefficients tombent autour des équinoxes de printemps et d’automne. En 2026, les sommets de l’année : du 20 au 22 mars (coefficient 104), du 17 au 19 avril (105, le maximum), du 13 au 15 août et du 11 au 13 septembre (102 tous les deux). Toutes les dates sont sur le calendrier des grandes marées.
La mer qui saute : où et quand la voir
La « mer qui saute », ce sont les vagues qui franchissent la digue du Sillon autour de la pleine mer. Un grand coefficient ne suffit pas : il faut aussi une houle formée et un vent portant. C’est cette combinaison que résume l’indice en haut de cette page, calculé à l’approche de chaque épisode, et que montre en direct la webcam du Sillon un peu plus bas. Les trois conditions du phénomène et la façon de guetter le bon créneau sont détaillées sur la page de la mer qui saute.
Les meilleurs postes : la promenade en retrait de la digue du Sillon, les remparts d’Intra-Muros et l’esplanade du château. Tous les spots d’observation ont leur fiche. Le spectacle est à observer de loin et à l’abri, jamais depuis la digue ni le môle : les vagues qui franchissent peuvent emporter une personne. Et avant toute sortie, consultez les horaires officiels du SHOM : la mer remonte très vite dans la baie.
Une année de grandes marées : les rendez-vous à connaître
Chaque saison a son caractère. L’équinoxe de printemps apporte les plus grands coefficients dans une lumière qui rallonge ; l’équinoxe d’automne les rejoue en septembre, quand la ville a retrouvé son calme et que les premières dépressions envoient de la houle. Les grandes marées d’hiver sont celles des guetteurs de vagues : coefficients plus modestes, mais tempêtes fréquentes, et c’est souvent là que la mer saute le mieux. Celles d’été, enfin, sont les plus familiales : l’estran découvre par temps doux et la pêche à pied bat son plein. En 2026, l’épisode d’août est aussi fort que celui de septembre.
Au total, 2026 compte seize épisodes de coefficient 95 ou plus, à peu près un par quinzaine, calés sur les pleines et nouvelles lunes. Autrement dit : quelle que soit la période de votre venue, une grande marée se joue rarement à plus de quinze jours. Le calendrier vous dira si elle tombe pendant votre séjour.
Visiter au rythme de la marée
À marée basse, la baie devient un terrain de promenade : traversée vers le Grand Bé, plages démultipliées, pêche à pied sur l’estran. Tout ce que la basse mer ouvre est rassemblé sur la page marée basse. À marée haute, on monte sur les remparts pour prendre la mesure de la Manche, on nage à la pleine mer, ou l’on file explorer les environs : Dinard, Cancale, le cap Fréhel. Tous ces lieux sont réunis sur la carte interactive, avec les spots d’observation des grandes marées et les accès à marée basse.
C’est ce qui rend Saint-Malo singulière : on n’y visite pas une liste de sites, on suit une horloge. La même journée contient deux villes, celle de la pleine mer et celle de la basse mer, et le programme se construit autour de la renverse plutôt qu’autour des heures d’ouverture.
Préparer sa venue
Trois réflexes suffisent. Choisir ses dates dans le calendrier : un épisode de coefficient 95 ou plus si vous venez exprès pour la marée, et si possible un week-end complet. Quarante-huit heures sur place donnent quatre marées. Vérifier les horaires officiels du SHOM à l’approche du séjour : les heures de pleine et basse mer changent chaque jour, et c’est autour d’elles que la journée s’organise. Réserver tôt, enfin : les dates des grandes marées sont publiques, et les hébergements en première ligne partent des mois à l’avance.
Sur place, tout le front de mer se parcourt à pied (la gare TGV est à une vingtaine de minutes de marche d’Intra-Muros) et un coupe-vent rend la pleine mer confortable en toute saison, embruns compris.
Où dormir pour les grandes marées ?
Si vous venez pour la marée, le quartier compte plus que le nombre d’étoiles : le Sillon pour dormir face aux vagues, Intra-Muros pour les remparts et les ruelles, Saint-Servan pour des prix plus doux autour de la tour Solidor, Paramé pour la suite de la digue, Dinard pour la silhouette de Saint-Malo dans la fenêtre. Pour les épisodes d’équinoxe, réservez plusieurs mois à l’avance : les dates sont publiques, la demande suit.
La digue du Sillon en direct
La webcam des Thermes Marins, sur le front de mer, montre l’état réel de la mer sur la digue. Elle complète le calendrier des marées et l’indice ci-dessus.
Flux officiel : Thermes Marins de Saint-Malo · Vision-Environnement.Voir sur YouTube ↗·Page webcam des Thermes Marins ↗·Autres webcams de la baie ↗


C'est quoi, une « grande marée » et un coefficient ?
Le coefficient (de 20 à 120) mesure l'amplitude de la marée. À partir de 90, on parle de grande marée : la mer monte plus haut, descend plus bas, et découvre des kilomètres d'estran. À Saint-Malo, où le marnage est parmi les plus forts d'Europe, un coefficient supérieur à 100 transforme le paysage deux fois par jour.
Quand ont lieu les grandes marées à Saint-Malo en 2026 ?
Les plus forts épisodes de 2026 : du 20 au 22 mars (coefficient 104), du 17 au 19 avril (105, le maximum de l'année), du 13 au 15 août et du 11 au 13 septembre (102 tous les deux). L'année compte en tout seize épisodes de coefficient 95 ou plus. Les prochaines dates figurent sur cette page, le calendrier complet sur la page dédiée ; vérifiez toujours les horaires officiels du SHOM avant une sortie.
C'est quoi, la « mer qui saute » ?
Ce sont les vagues qui franchissent la digue du Sillon autour de la pleine mer, quand un grand coefficient rencontre une houle formée et un vent portant. Le spectacle est impressionnant et dangereux : il s'observe de loin et à l'abri, jamais depuis la digue ou le môle. L'indice en haut de cette page estime les chances de le voir à chaque épisode.
Les grandes marées sont-elles dangereuses ?
Elles peuvent l'être quand on les sous-estime : la marée montante encercle les bancs de sable et referme l'accès des îlots, et par gros temps les vagues balaient la digue et le môle. Deux règles écartent l'essentiel du risque : consulter les horaires officiels du SHOM avant toute sortie sur l'estran, et observer les vagues de loin et à l'abri, jamais depuis la digue.
Quel quartier choisir pour voir la mer monter depuis sa chambre ?
Le front de mer du Sillon est imbattable : la digue fait face à la mer ouverte et les hôtels y donnent directement sur les vagues. Intra-Muros offre l'ambiance des remparts mais peu de chambres avec vue dégagée ; Saint-Servan et Paramé sont plus calmes et plus abordables, à quelques minutes du spectacle.